Figurez-vous que j’ai beau tenir ce blog depuis plus de 4 ans, je n’ai jamais pris le temps de vous parler de Sentaï School alors qu’il s’agit d’une de mes lectures favorites. Sentaï School est un « manga français » comme on disait à l’époque (ou même un manfra), bourré d’humour et de références, né sous les plumes de Philippe Cardona et Florence Torta. 

L’école des héros

Née tout d’abord dans un fanzine, la série Sentaï School renaît dans une version plus aboutie en 2003 avec une parution épisodique dans le magazine Coyote avant d’avoir les honneurs d’une vraie édition avec une jolie couverture et tout et tout.

Dans Sentaï School, on suit les aventures d’un groupe d’amis qui suivent les cours de la Sentaï School, la meilleure école de héros du pays. Ken, Toâ, Hongô, Keiji et Duke rêvent de devenir des héros pour sauver le monde et protéger la veuve et l’orphelin. Mais il faut bien admettre qu’ils ne sont pas très doués et qu’ils ne sont pas aidés par des professeurs excentriques, des élèves tapageurs et l’école de méchants, la Villains School, située de l’autre côté de la rue…

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Et, c’est bien ?

OUI. C’est drôle (très drôle), le dessin est fin dans un style d’inspiration clairement japonaise mais sous lequel on sent la patte du dessinateur français fans de comics. On suit avec plaisir les aventures de nos héros qui vont de mal en pis en cours pour tenter d’obtenir le diplôme. Le format épisodique permet de se plonger facilement dans l’histoire et de structurer chaque tome.

Une planche issue du tome 1

Une planche issue du tome 1

La vraie force de Sentaï School, c’est d’arriver à créer des personnages à part entière dans un univers plein d’éléments parodiques et de références à la geek culture en général. On oublie bien vite que l’américain Matt Ban est une parodie de Batman tant il a droit à un vrai développement et une personnalité à mille lieues du justicier de Gotham. Même si on ne passe pas des heures à chercher toutes les références dans chacune des cases, on passera un excellent moment aux côtés des joyeux drilles de la Sentaï School (et des méchants très méchants de la Villains School).

Le retour de Sentaï School

bad is goodPourquoi je vous en parle maintenant ? Eh bien figurez-vous que la série avait été arrêtée en 2010 et qu’elle était pour ainsi dire morte pour cause d’une sombre histoire de droits entre les auteurs et la maison d’édition. Mais voilà, il y a quelques semaines, les auteurs ont récupéré les droits sur leur série et ils en ont profité pour lancer une campagne de crowdfunding pour rééditer les 5 tomes de la série et tenter de financer une suite.

L’objectif initial a été atteint en moins de 24h (il faut dire que de nombreux fans, dont moi, se languissaient du retour de cette excellente série) et on a depuis dépassé les 300% !

Si vous avez envie de découvrir Sentaï School, je vous invite à vous rendre sur la page Ulule et à participer au projet.

Pour 40€, vous pouvez repartir avec les 5 tomes de la série (dans une nouvelle édition enrichie avec notamment le détail des références cachées). C’est une très bonne affaire, je vous assure :).

C’est logique et sans faille

Un ami m’avait fait découvrir Sentaï School quand j’étais au lycée dans les pages de Coyote et c’est l’une des premières BD que j’ai dévoré avant de re-dévorer et de connaître par coeur. Pour vous dire à quel point je suis fan, j’en fait une relecture annuelle pour être sûre de ne pas oublier les vannes et les références :). Je possède encore les 4 premiers volumes de la série mais je n’ai pas le tome 5 spécial Noël (je l’avais offert à un ami mais il était en rupture de stocks quand j’ai voulu l’acheter pour moi). Sentaï School ayant connu bien des péripéties, il y a deux éditions différentes pour les 4 tomes :

Deadpool approuve. (oui la photo est moche, si vous n'êtes pas contents, achetez-moi un nouveau téléphone)

Deadpool approuve. (oui la photo est moche, si vous n’êtes pas contents, achetez-moi un nouveau téléphone)

Je n’ai jamais eu l’occasion de faire dédicacer ces tomes, malheureusement. Je devais voir les auteurs à un festival où ils n’ont finalement pas pu venir. Et je suis à peu près sûr d’avoir aperçu Philippe Cardona au Lille Comics Festival en attendant pour ma dédicace de Don Rosa mais je n’ai pas osé l’aborder.

Niveau de fan-attitude supplémentaire, ma sœur m’avait customizé une boîte en photocopiant des pages du volume 1 :

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La classe, non ? (bon j’arrête avec que Geek Tonic ne devienne un blog déco/lifestyle)

La communauté de fans est tellement engagée qu’il y a même des cosplayers (oui oui) :

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Soyez super-rebelles, donnez des sous !

Je pourrais continuer longuement à vous faire les éloges de Sentaï School mais je vous invite à découvrir la série par vous-même en contribuant sur la page Ulule du projet ! (la campagne se termine le 7 juillet, il est donc encore possible d’atteindre les 350% et débloquer le sixième tome inédit !)

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