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Vous parler de Mortal Kombat, c’est un peu pour moi, comme vous parler de ma première histoire d’amour. J’avais découvert cette saga, avec le 2ème opus, sortie en 93, que je jouais alors sur ma bonne vieille Megadrive. Je me rappellerais toujours, l’avoir choisi parmi tant d’autres, dans un rayon d’hyper-marché, tout simplement parce qu’il y avait un joli dragon dessiné sur la jaquette.

Bon, je n’avais que 5 ou 6 ans, et il faut reconnaître que ce type de jeu, n’était peut être pas vraiment adapté à mon âge. Mais, il faut rappeler qu’à cette époque, la norme PEGI n’existait pas encore, et le jeu vidéo était encore dans les rayons jouets des magasins.

Bon, je rassure les lecteurs, l’éducation de mes parents, a fait que je suis aujourd’hui doux comme un agneau, et que je ne décapite que très rarement les gens la nuit. « Rarement »…

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Car oui ce jeu de combat, dont le premier est sorti en 92, est réputé pour sa violence des plus extrêmes. En particulier pour ses fameuses Fatality’s, une manière d’achever son adversaire, en lui arrachant le cœur, ou encore en le démembrant.

Mais ce qui m’a tout de suite plu dans Mortal Kombat, ce n’était pas tant ces litres de sang versés, mais plutôt son Background, son scénario, très riche pour ce genre de jeu.

23 ans après, je n’ai raté aucun épisode de la saga, que se soit en jeu vidéo, en film, en série et même en dessin animé.

Bien sûr, comme toute histoire d’amour, il y a des hauts et des bas… Et quoi de mieux, que de vous parler de ses ratés, pour les exorciser une bonne fois pour toute, avant d’accueillir Mortal Kombat X.

UN FILM CA VA, UNE SUITE, BONJOUR LES DÉGÂTS !

En 1995, Paul Anderson « réalisateur des Resident Evil », s’occupe de la première adaptation cinématographique de Mortal Kombat. Le film n’est pas parfait, mais restera mythique pour deux choses, Christophe Lambert dans le rôle du dieu Raiden, et son thème techno, qui rappelle la bonne époque des années 90.

Cela dit, parmi la longue série des films ratés, tirés de jeu vidéo, ce Mortal Kombat fait partit des rares à avoir réussi à implanter l’univers de jeu sur grand écran, avec malgré tout un politiquement correct, bien loin des Fatality connus, mais qui par son côté grand public, a réalisé un vrai carton au Box-Office.

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Ni une, ni deux, une suite est programmée, et elle sera réalisée par un jeune réalisateur, John.R.Leonetti, dont ce sera le premier film, et qui sortira en 97, sous le nom de Mortal Kombat Destruction Finale « MK : Annihilation, au Etats-Unis. ».

Et là, c’est le drame… Cette suite direct au premier film, est complètement WTF !

90% du casting a changé, les deux exceptions étant Robin Shu dans le rôle de Lui Kang, et Talisa Soto dans le rôle Kitana.

Exit donc le fameux rire de Christophe Lambert, remplacé par James Remar, à qui on a dit, « tu joueras un dieu qui se coupe les cheveux, pour avoir un nouveau look printemps/été, alors que la Terre est entrain d’être détruite ». Je vous jure, que ça se passe comme ça dans ce film.

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Arrêtons nous, quelques secondes également, sur un magnifique moyen de locomotion ancestrale : la bouboule souterraine qui permet d’aller aux quatre coins de la planète, en passant par le noyau terrestre. Une invention qui aurait pu éviter à nos héros, une longue croisière dans un rafiot tout pourri pour aller sur l’île du grand méchant Shang Tsung, dans le premier film, si elle ne serait pas arrivée là comme un cheveu sur la soupe.

Vous voulez du fan-service ? Il y a tellement de personnages du jeu dans ce film, qu’ils n’ont même pas le temps de les présenter. On pense à Sheeva et Rain, qui se font tuer sans même avoir combattu, ou encore à Stryker et Kabal qui se font apparemment détruire, mais qui ne sont jamais, au grand jamais montrés dans le film.

Dans le même délire, on applaudira également l’apparition de Scoprion et Sub-Zero, les ninjas les plus cultes du jeu, qui décident de se bastonner, pour ensuite disparaître chacun de leur côté, et ne plus jamais revenir.

Je ne m’attarderais pas sur la qualité du jeu d’acteur, digne d’une série Z ou encore sur les effets spéciaux. Mais si vous voulez encore une démonstration du ridicule de ce film. Voici le grand méchant de l’histoire Shinnok, qu’on a même pas pris le temps de maquiller et costumer, pour qu’il puisse ressembler un minimum au personnage du jeu.

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Bref vous l’aurez compris, ce film en devient presque drôle, tant il est désastreux. Ed Boon, le créateur du jeu, avouera quelques années plus tard, qu’il s’agit la de la pire adaptation qui ait été faite autour de Mortal Kombat.

LA LOI DES… « SÉRIES », QUI N’ARRANGE RIEN

En 1996, soit un an après le succès du premier film, un dessin animé voit le jour : Mortal Kombat Defenders Of The Realm. En France vous l’avez peut être aperçu en 1999 sur France 2, sous le nom « Les Gardiens Du Royaume ».

Je dis aperçu, car cette série n’aura eu qu’une saison de 13 épisodes. Pourquoi me diriez-vous ? Et bien parce que c’est de la m***e… Pardon.

Parce que réaliser un dessin animé pour enfant, qui prend suite au jeu hyper violent pour adulte, Mortal Kombat 3, n’était pas forcement une bonne idée.

L’univers de Mortal Kombat a tellement été infantilisé dans ce dessin-animé, qu’il en est devenu presque une moquerie pour quiconque connaissait le jeu, et absolument inutile pour ceux qui ne connaissait pas cette saga.

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Pour la faire courte, voici une bonne bande de pote, qui décide de sauver le monde à bord de super avion dragon, supervisé par un Nightwolf au meilleur de sa forme, enfermé dans sa Batcave.

Vous connaissez la suite, un an après sort Mortal Kombat Destruction Finale, et on aurait put se dire que tout ça aurait pu servir de leçon… Mais non !

C’était sans compter sur cette magnifique série, Mortal Kombat Conquest, sortie en 99 et diffusée chez nous sur MCM.

Une série avec de vrais acteurs cette fois-ci et qui se déroule 300 ans avant le premier film.

On y retrouve l’ancêtre de Lui Kang, Kung Lao, accompagné de deux acolytes, inconnu dans le jeu vidéo.

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Malheureusement, la série ne connu qu’une saison elle aussi, avec 22 épisodes. Pourquoi me diriez vous ? Et bien parce que c’est de la m***e… Et cette fois, je ne m’excuse pas.

Un jeu d’acteurs misérable, des femmes en tenues super légères dans tous les coins. En string, on peut le dire. D’ailleurs, les dialogues ressemblent souvent plus à un film érotique, qu’autre chose.

Ensuite, vous saviez que Scorpion était en fait un vrai scorpion enfermé dans une cage à oiseau, et qui en piquant un garde a fait naître le ninja super connu du jeu ?

Non ? Je vous rassure, les créateurs du jeu non plus le savaient pas.

Mais le pire, c’est bien le final de la saison. L’empereur Shao Kahn décide de s’énerver un bon coup, et atomise tout les héros, BIM ! 22 épisodes pour découvrir qu’ils se sont fait latter par le Boss. C’est comme se faire chier à monter la tour du jeu vidéo, défoncer tous les méchants et arriver devant un boss invincible. Frustration absolue !

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D’ailleurs dans ce final, le scénariste, si il y en a eu un, n’en avait plus rien à faire du lien avec les films. Kung Lao meurt sans avoir fait d’enfant alors qu’il est l’ancêtre de Lui Kang. Shang Tsung décède alors qu’il est le grand méchant du premier film, et Raiden a perdu tous ses pouvoirs, prisonnier de Shao Khan, alors qu’il est toujours le Dieu du tonnerre et des éclairs dans les films.

Si vous êtes énervés parce que je viens de spoilé méchamment la fin, dites vous plutôt que je viens de sauver 15 Heures de votre vie.

Rassurez vous si vous cherchez à tout prix une bonne série sur Mortal Kombat, elle est arrivé en 2011. Portant le nom Mortal Kombat Legacy et disposant de deux saisons sur le net, car c’est une Web-Série produite par Machinima et réalisée par celui qui a fait l’excellent Fan-Film : Mortal Kombat Rebirth.

IL N’Y AVAIT PLUS DE PLACE, DANS LE DÉSERT DU NEVADA

Bon, malgré tout ça, il nous restait les jeux vidéo, qui balançaient entre le bon et le très bon. Et arrive l’an 2000, le nouveau millénaire, les jeux futuristes… Et Mortal Kombat Spécial Forces ?

Déjà le nom fait peur, vous ne trouvez pas ? Il s’agit du deuxième jeu d’action/aventure de la saga, après Mortal Kombat : Mythologie Sub-Zero.

On allumait sa PS1 et on découvrait, cette intro !

Mais qu’est-ce que ça ?!?

Bref, c’était déjà assez choquant de voir le Major Jax dans un clip à la Austin Powers, mais le pire restait à venir.

Le jeu débute et on se retrouve avec des graphismes tout bonnement dégueulasses. Si si, même pour l’époque, c’était carrément dégueulasse, je vous assure.

Un scénario écrit sur un ordinateur pour éviter de faire des cinématiques, et ça même pour la fin du jeu.

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Et surtout, d’atroces problèmes de caméra, qui rendait le jeu tout simplement injouable.

Pour sa défense, il faut savoir que l’autre créateur de la saga John Tobias, avait quitté l’équipe en plein développement de ce jeu.

Sonya Blade devait compter parmi les personnages jouables, bon et après ?

Okay, ce jeu n’a aucune excuse, devant un tel fiasco, l’éditeur aurait du tout simplement annuler celui-ci et les enterrer dans le désert du Nevada à côté d’E.T.

LA RENAISSANCE D’UN PHÉNIX

Au lieu d’enterrer la licence, après sa succession d’échec, au cinéma, à la Télé et sur nos consoles. Midway insistera, avec l’équipe d’Ed Boon, et en 2002, sortira Mortal Kombat Deadly Alliance.

Un nouveau jeu de combat, comme avant, mais sur la nouvelle génération de l’époque PS2/XB/GC.

Le jeu n’est pas parfait, mais on sent les développeurs retrouver petit à petit, confiance en leur bébé. John Tobias revenant même parmi les siens en 2006, pour Mortal Kombat Armageddon.

Il faudra cependant que Midway coule, et que la licence se fasse racheter par Warner Bros Games pour que la saga redevienne le grand challenger d’antan de Street Fighter, avec Mortal Kombat 9 sur PS3 et XB360.

Après ça, l’équipe d’Ed Boon réalisa un autre jeu de combat très réussi, centré sur la licence DC Comics, du nom d’Injustice Gods Among Us.

Et en ce mois d’avril 2015, 23 ans après le premier opus, Mortal Kombat X débarque sur nos consoles PS4/XBONE, avec on l’espère un très grand jeu.

Et puis d’abord, quand on aime vraiment quelque chose, on l’aime même dans le pire. Et bien vous savez quoi, moi je les aime ces bouses…

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