Pour bien commencer la semaine, je voulais vous livrer mon opinion sur le second volet du reboot des aventures de l’Homme Araignée. Dans ce film, réalisé par Marc Webb (le gars a quand même un nom prédestiné pour s’occuper de Spider-man), on retrouve Peter Parker (Andrew Garfield) là où on l’avait laissé à la fin du précédent volet. Hanté par le décès du Capitaine Stacy dans le film précédent, Spider-man mène sa petite vie. Il combat le crime, arrête les méchants, finit le lycée et coûle des jours heureux dans son idylle parfaite avec la jolie Gwen Stacy (Emma Stone).

Mais tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes et Peter est conscient du fait qu’il met la vie de Gwen en danger en étant Spider-man. Il décide donc de lourder la blondasse. A peu près en même temps, son ami d’enfance Harry Osborn reprend contact, bouleversant sa vie paisible. Et comme si ce n’était pas assez, Peter veut en savoir plus sur ses parents alors qu’un nouveau super-vilain se pointe : le terrible électro.

Spidey, le roi de la blague

The-Amazing-Spider-Man-2-Spidey-vs-ElectroQu’on se le dise tout de suite, The Amazing Spider-man : Le destin d’un héros (parce que oui, en France on aime les titres à rallonge) est une vraie réussite. Il corrige les défauts de son prédecesseur et nous livre une parfaite adaptation de l’oeuvre du Tisseur. Premier point d’intérêt, le casting est excellent. Belle performance crédible et réaliste d’Emma Stone et d’Andrew Garfield. Si la tante May n’est pas très présente dans cet épisode, elle est rudement bien interprétée. Dane DeHaan nous livre un Harry Osborn parfaitement fascinant et malsain à 1000 lieues du Harry Osborn de James Franco, simplement prétentieux et potache de la trilogie de Sam Raimi. Quand au grand méchant de ce film, Jamie Foxx est tout simplement parfait à la fois dans le personnage triste et pathétique de Max Dillon et dans l’impitoyable électro. Aucune fausse note de ce côté là.

Si le scénario tient la route, il est un peu trop riche et ceux qui ne sont pas habitués à l’univers du Tisseur risquent de s’y perdre entre l’intrigue avec Oscorp, Electro, la romance de Spidey et Gwen, l’enquête de Peter sur ses parents, sans compter les nombreux teasers pour la suite de la saga, on ne dira pas que le scénario tient sur un post-it !

Ce que j’ai vraiment apprécié c’est l’humour. Oui l’humour. C’est tout de même un des traits principaux du style de Spider-man. Il ne se prend pas particulièrement au sérieux et il passe son temps à vanner ses ennemis. Et dans ce film, c’est franchement réussi. Quelques bonnes tranches de rigolade distillées dans l’action, un peu comme dans Avengers.

S’il y a quelques longueurs, ce film est donc très réussi. Point négatif pour la bande originale du film, pourtant composée par le grand Hans Zimmer, qui ne m’a pas marquée du tout. En bref ? Il s’agit pour moi du meilleur film mettant en scène le Tisseur (et je compte la trilogie pré-reboot).

Vers un univers partagé ?

Beaucoup de fans de comics rêvent de voir Spider-man (et pourquoi pas Wolverine) rejoindre les Vengeurs. Le problème majeur est que si Iron Man, Thor, Captain America, Hulk et leurs copains sont la propriété de Marvel Studios, Spiderman appartient à Sony et les X-Men sont à la Fox. Et ces deux derniers studios ne sont pas prêts de lâcher les droits sur ces personnages. Sony va même plus loin en prévoyant de développer un vaste univers autour de l’Araignée. Spiderman 3 et 4 sont déjà prévus pour 2016 et 2018 et à la vue du contenu de The Amazing Spider-man 2, on est en droit d’imaginer des spin-offs prévus autour de personnages comme les Sinister 6 ou même Black Cat (Felicia Hardy).

Electro (film) VS Electro (Comics)

Electro (film) VS Electro (Comics)

En Bref

(attention, ça contient des spoilers ici)

J’ai aimé :

  • L’humour
  • Le nouveau costume de Spidey avec les grands yeux
  • Gwen Stacy qui n’est pas la copine inutile du super-héros mais qui l’aide vraiment
  • Electro qui est superbe
  • Les effets spéciaux à couper le souffle
  • L’assistante d’Osborn qui s’appelle Felicia (et qui pourrait être la Chatte Noire)
  • Le rhino même si son rôle est anecdotique

J’ai moins aimé :

  • Le fait que le super-vilain ait encore un lien personnel avec Spider-man
  • Le placement de produits Sony : Spider-man vit dans un univers avec uniquement des Xperia et des Vaio
  • Le côté « malédiction des Osborn » qui les transforme en bouffon vert naturellement
  • La musique peu mémorable