Chers lecteurs, bien le bonjour ! (ou le bonsoir, ça dépend à quelle heure vous me lirez)

Il y a quelques temps, j’avais commencé une série d’articles « Marvel Top, Marvel Flop » afin d’explorer l’univers des super-héros Marvel au cinéma. Il m’en reste d’ailleurs un sacré paquet à faire mais le projet n’est pas mort. En attendant, je m’autorise une petite digression avec le premier article d’une série similaire pour les héros de la distinguée concurrence, à savoir DC Comics.

Chez DC, les personnages les plus populaires sont bien sûr Batman et Superman. Si le chevalier noir a beaucoup occupé le devant de la scène ces dernières années avec la trilogie Batman de Christopher Nolan, d’autres héros de chez DC ont fait leur apparition sur nos écrans, pour le meilleur et souvent pour le pire. On va commencer avec Green Lantern, un bon vieux super-héros qui fait partie de la célèbre Ligue de Justice (l’équivalent DC des Vengeurs de chez Marvel).

Avant de parler du film, laissez-moi éclairer votre lanterne sur les premiers pas de ce mystérieux personnage.

Alan Scott :  The Green Lantern

Créé à l’origine en 1940 durant l’âge d’or des comics (je vous en reparlerai), le vieux Green Lantern s’appelle alors Alan Scott. Il trouve une mystérieuse lanterne verte grâce à laquelle il va forger un anneau vert (Forgeage : Augmentation jusqu’à 42). Cet anneau magique lui permettra de contrôler les objets métalliques. Il a un costume kitsch, des pouvoirs peu clairs et surtout loins d’être impressionnants. Il ne survivra pas aux années 50 et c’est en 1959 que DC introduira le Green Lantern qui popularisera le personnage et qui sera le héros du film : Hal Jordan.

La vraie différence entre Green Lantern et les autres séries DC (Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, Aquaman, etc.) est le côté science fiction. Plus qu’un héros qui veille sur sa ville, Green Lantern est un protecteur galactique qui protège plusieurs planètes en luttant contre des aliens.

Green Lantern au cinéma

En 2011, Green Lantern débarque dans les salles obscures. Le film commence par une voix off qui nous narre l’épopée ancestrale du Green Lantern Corps, une organisation fondée par les Gardiens d’Oa qui partage son pouvoir avec les Green Lanterns, des héros de toutes les planètes et qui sont là pour défendre le bien, ainsi que la paix et la liberté dans la galaxie. Soit. Un peu pompeux mais on l’habitude avec les super-héros.

On découvre ensuite que l’un des plus forts de ces petits gars vêtus de vert, Abin Sur, est jadis parvenu à enfermer sur une planète morte le terrible Parallax. Un méchant pas beau qui veut tuer tout le monde et qui maîtrise la couleur jaune. En tentant d’arrêter Parallax, qui bien sûr a fini par s’échapper de sa prison indestructible, Abin Sur s’écrase sur Terre, une planète du secteur dont il est responsable.

Alors qu’il assiste tranquillement à une réunion de famille, Hal Jordan, jeune pilote d’essai un peu tête brûlée, est soudain transporté vers Abin Sur par une mystérieuse lumière verte. S’en suit alors le blabla habituel du vieux mentor mourant, « L’anneau t’as choisi, tout ça tout ça » « Mais je ne veux pas de responsabilités! » « L’anneau t’as choisi, tu es en digne. »

Le cliché du héros malgré lui.

Sans trop savoir pourquoi, Hal Jordan hérite du pouvoir de l’anneau et de la lanterne et finit par se retrouver sur la planète Oa où les Green Lanterns l’accueillent pour lui expliquer pourquoi il est là, quel est son rôle et comment utiliser ses pouvoirs.

Et c’est là que le bât blesse. Si le Green Lantern Corps est une organisation très intéressante, le film lui pêche par excès de clichés. Hal Jordan est le premier Green Lantern humain donc tout le monde se fout un peu de sa gueule et son instructeur manque de le tuer plusieurs fois pendant l’entraînement tout en se moquant de la faiblesse des humains. Son entraînement au combat est assuré par Sinestro, qui était le meilleur ami et l’élève d’Abin Sur, le Green Lantern mort en transmettant son pouvoir à Hal. Et bien sûr, Sinestro blâme Hal pour la mort de son ami et le considère indigne de porter l’anneau.

D’ailleurs l’anneau, il fait quoi ? L’anneau permet à son porteur de matérialiser dans une jolie lumière, tout ce qui lui passe par la tête que ce soit un marteau géant, une épée, un mur en brique ou autre pour se protéger et venir à bout de ses adversaires.

Le serment des Green Lantern

En plein jour ou dans la nuit noire
Nul mal n’échappe à mon regard
Que ceux qui devant le mal se prosternent
Craignent la lumière des Green Lantern !

Je passerai rapidement sur l’histoire d’amour d’arrière plan qui n’apporte rien, mais alors vraiment rien du tout à l’intrigue, et sur le héros qui est hanté par l’image de son père, lui aussi pilote, qui est mort au combat, pour en arriver au méchant. Le Dr Hector Hammond, un scientifique raté et enseignant médiocre qui est, bien sûr, amoureux de la copine du héros. En disséquant le corps d’Abin Sur, récupéré par l’armée, il se fait infecter par la matière jaune et devient super méchant, super intelligent et se retrouve avec de graves problèmes de peau. Autres clichés, le meilleur ami du héros est le nerd de service (juste parce qu’il a des lunettes) et les gens sont tous supers beaux (sauf le méchant parce qu’il est méchant). Enfin, le combat contre le méchant est torché en quelques minutes et le grand méchant, Parallax, est renvoyé en enfer aussi brièvement qu’il est apparu. Et à la fin, tout le monde respecte Hal Jordan même Sinestro et on se dit que les humains sont cools, qu’ils ont plein de potentiel et toutes ces conneries.

Le pire est que ce film a beau être sorti en 2011, quand on voit les effets spéciaux (notamment le masque de Green Lantern) et le placement de produits des téléphones, on a l’impression d’être en 2001.

En bref ? Une bouse ancestrale qui fait tâche.

Ha oui, je reviens sur cette histoire de vert et de jaune. Le vert est la couleur de l’espoir. C’est donc de l’espoir, présent partout dans l’Univers, que les Green Lanterns tirent leur pouvoir alors que le méchant tient son pouvoir du jaune, à savoir la Peur, le pouvoir interdit.

Dommage d’avoir gâché un personnage aussi intéressant en faisant exactement le stéréotype du film de super-héros…

Le saviez-vous ?

L’acteur qui interprêtre Hal Jordan n’est autre que Ryan Reynolds que l’ont a pu voir dans le rôle de Deadpool dans X-men Origins : Wolverine, une belle bouse également mais made in Marvel ce coup-ci.

À bientôt pour un nouveau DC Top, DC Flop !